En tant que spécialiste reconnu de l’urologie et de la stomathérapie, notre volonté est de vous donner accès à une information médicale de qualité.

 

C’est dans ce but, que nous vous proposons ici des conseils par rapport aux infections urinaires.

 

 

Conseils

Certaines mesures hygiéno-diététiques sont essentielles pour éviter ou limiter les infections urinaires et notamment la cystite:

  • Boire suffisamment (au minimum 1,5 l d'eau par jour).
  • Uriner environ toutes les 3 heures le jour et juste après les rapports sexuels (pour les femmes).
  • Préférer des vêtements larges et des sous-vêtements en coton plutôt qu'en nylon.
  •  Eviter les problèmes de constipation en favorisant une alimentation riche en fibres.
  •   Respecter une bonne hygiène locale (région génito-anale).

Cystite estivale

 

Hydratation insuffisante, maillot de bain humide que l’on garde longtemps, rapports sexuels plus fréquents… l’été est la saison préférentielle des cystites!! Bénigne le plus souvent, cette infection urinaire n’en demeure pas moins pénible. 

 

La cystite est une inflammation de la vessie. Elle est causée le plus souvent par la bactérie E. coli

qui remonte par l’urètre jusqu’à la vessie. Fréquente chez les femmes, elle est en général sans gravité. 

Symptômes de la cystite ?

  • Brûlures en urinant
  • Une envie fréquente d’uriner (parfois même la nuit)
  • Des urines troubles, parfois teintées de sang et qui sentent mauvais
  • Des douleurs dans le bas ventre

Quelles sont les personnes à risque ?

  • Les femmes car leur anatomie favorise la contamination (leur urètre est plus court que celui des hommes)
  • Les femmes qui ont une vie sexuelle très active
  • Les femmes enceintes : le bébé fait pression sur le système urinaire et les changements hormonaux n’arrangent rien
  • Les femmes ménopausées : la diminution des œstrogènes favorise les infections urinaires
  • Les petites filles qui n’ont pas encore acquis les bons gestes d’hygiène
  • Les hommes avec un problème de prostate

Comment prévenir la cystite ?

 

  • Boire Boire Boire. L’été on transpire plus, donc on perd plus d’eau. Pour que votre corps ne se déshydrate pas, devancez la soif et buvez au moins 1,5 litre d’eau par jour (sauf contre indication médicale) , davantage s’il fait plus de 30°C et si vous faites du sport. Car plus on boit, plus on urine, et moins les germes stagnent dans la vessie. Méfiez-vous des vins blancs et des champagnes non bio: ils contiennent des sulfites, irritants pour la vessie.
  • Uriner souvent. Il ne faut pas se retenir sous peine de concentrer les urines et de créer un milieu propice à la multiplication des bactéries. Filez aux toilettes dès que le besoin s’en fait sentir, toutes les trois à quatre heures environ, en vidant bien votre vessie. De même, après les rapports sexuels. Et essuyez-vous toujours de l’avant vers l’arrière, et non l’inverse.
  • Eviter le maillot de bain toute la journée et les vêtements trop serrésLes vêtements et sous-vêtements trop serrés (jeans moulants par exemple) et/ou en synthétique, favorisent la macération. Sur la plage ou au bord de la piscine, ne restez pas en maillot de bain (souvent en Lycra) toute la journée : c’est une source d’humidité. Après votre bain de soleil, enfilez vite un slip en coton puis lavez-vous dès que vous rentrez de la plage. !
  • Lutter contre la constipation des vacances. Le stress du voyage, les changements de rythme et de lieux favorisent la constipation chez les personnes sensibles. Or, la stagnation des selles dans le côlon facilite la prolifération des microbes près de l’urètre (d’où sort l’urine). Veillez à enrichir vos menus en fibres, en mangeant un maximum de fruits et de légumes verts. En plus, c’est bon pour la ligne ! 
  • Etre attentif à son hygiène corporelle. On peut avoir tendance à multiplier les douches en été ou à contrario, se contenter d’une "toilette de chat" quand les conditions ne s’y prêtent pas (refuge, campings, bateau). L’excès ou le manque d’hygiène sont des situations à risque. N’utilisez pas tous les jours un produit d’hygiène intime souvent trop agressif pour la flore vaginale qui nous protège des germes.
  • Consommer de la Cranberry Vaccinum Macrocarpon. Ces petites baies rouges venues des Etats-Unis protègent les muqueuses de la vessie en empêchant les bactéries pathogènes d'y adhérer. La dose idéale : un gélule contenant 36 mg de PACs ( principe actif mesuré selon la méthode BL-DMAC) chaque jour et à heure régulière .

Cystite et Cranberry

Cranberry Vaccinum macrocarpon

Cranberry Vaccinum macrocarpon

 

 

En complément des règles d’hygiène, La Cranberry possède un véritable intérêt pour la prévention des cystites.

 

La Cranberry est une petite baie rouge, provenant de la canneberge, plante vivace qui pousse à l'état sauvage dans les marais et les tourbières acides du nord des Etats –Unis (Etats du Wisconsin et du Massachusetts) ou du Canada. On en trouve aussi une faible production en Argentine, au Chili, dans les Pays baltes et en Europe de l'Est. Bien cultivé, ce végétal peut vivre plus de cent ans.

 

La Cranberry est une cousine américaine de l'airelle et de la myrtille. Ce fruit n'existe pas en Europe à l'état sauvage.

 

Cette baie écarlate a été prisée de tous temps par les Amérindiens qui la cueillaient du mois d'août jusqu'à l'hiver. Une partie était consommée fraîche, l'autre conservée dans des paniers d'écorces de bouleau ou dans de la mousse de tourbe.

Les Indiens connaissaient depuis longtemps son effet bénéfique sur la santé. Ils considéraient ce fruit rouge comme un aliment, mais aussi comme un médicament. Au 16ème siècle, ils utilisaient déjà leur jus pour traiter et prévenir les crises de cystite et pour soigner les pathologies du sang, du foie et des reins. Au milieu du 19ème siècle, des médecins allemands répandirent cet usage de la Cranberry jusqu'à la découverte des antibiotiques.

 

Depuis la fin du 19ème siècle, la Cranberry VM est exploitée en grand par l'industrie agro-alimentaire Américaine. Le jus de Cranberry (Coopérative Océan Spray), peu consommé en France avant 2000, mais courant en Angleterre, en Amérique du Nord et en Russie, entre dans la composition de nombreux cocktails. Son goût acidulé, astringent et âpre le différencie des autres jus et nectars de fruits. Comme le vin rouge, il comporte une certaine densité de tanins qui renferment des composés antioxydants.

 

De nos jours de nombreuses recherches médicales confirment le bien fondé des propriétés thérapeutiques de la Cranberry. Le fruit de la canneberge (Cranberry Vaccinum macrocarpon) est reconnu pour ses qualités anti-oxydantes ainsi que dans la prévention des cystites.

 

Plusieurs études randomisées, ont permis d'affirmer que la Cranberry Vaccinium macrocarpon réduit la fréquence des cystites grâce à son pouvoir anti–adhérent sur les bactéries Escherichia coli.

 

En effet, ce fruit contient une substance  particulière, la Proanthocyanidine de type A (PACs A), un polyphénol, qui stoppe l’adhésion des bactéries coliformes comme l’Escherichia coli (responsables des cystites) sur l’urothélium vésical (muqueuse de la paroi de la vessie) en se fixant aux pili (ou adhésines) de ces bactéries.

La Proanthocyanidine de la Cranberry inhibe donc leur développement et leur agglutination, l’empêchant ainsi d’engendrer une infection. Ne bénéficiant pas de point d'ancrage, ces bactéries sont alors éliminées par les voies naturelles.

 

Cependant, seule la canneberge américaine ou Cranberry Vaccinum macrocarpon a été démontrée efficace dans la réduction de la récidive des infections urinaires. Les autres espèces, ainsi que la canneberge d’Europe (Vaccinium vitis idae et oxycoccus) n’ont aucune efficacité dans ce domaine et ne sont pas validées pour l'usage dans la prévention des infections urinaires.